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Mode
d'emploi :
La diète protéique peut
se mettre en place avec des aliments riches en protéines du
type viandes ou poissons maigres, blancs d'oeufs, laitage 0%
de matière grasse et légumes en abondance, pauvres bien sûr en
glucides.
Actuellement il existe sur le marché des poudres à mélanger
avec uniquement de l'eau froide ou chaude, permettant de
réaliser facilement des préparations goûteuses et agréables,
bien équilibrées en protéines d'excellente qualité
nutritionnelle.
Ces préparations permettent de réaliser des soupes, des crèmes
et mousses, des boissons, des gâteaux toujours à base de
protéines. Café et thé sans sucre sont autorisés à volonté
comme certains légumes évitant ainsi certains troubles
digestifs (constipation) tout en ayant un effet "fibre de
remplissage" recherché.
L 'arrivée
de farines de protéines (soja et caséines de lait en autre)
pour confectionner du pain, des pâtes à crêpes ou pizzas, est
nouvelle. Ceci permet de varier l'alimentation en se
rapprochant au plus possible de l'alimentation traditionnelle
hypocalorique (il ne faut pas rêver, vouloir perdre du poids
ne se fait pas sans un petit effort !). Le point fondamental
est de toujours penser à ne pas apporter de sucres car ils
diminueront l’acétone et provoqueront la sensation de faim.
Ces diètes se réalisent sans souci à domicile. Aucune
hospitalisation n'est nécessaire (sauf problèmes médicaux
particuliers). L'activité professionnelle est parfaitement
poursuivie sans fatigue. A chacun de manager son alimentation
au travail. Les activités sportives sont à diminuer
provisoirement car les individus en diète n'ont plus de
réserve de sucre, utile pour les efforts intenses. Ils devront
donc puiser dans les réserves de graisses plus lentement
mobilisables. Les efforts intenses et brutaux sont
déconseillés (risque d'hypoglycémie) mais les activités
douces, à bas niveau énergétique (marche, gymnastique douce,
natation de détente ...) sont autorisées, en demandant de
stopper les activités en cas de fatigue excessive.
Résultats :
Les résultats de ces
diètes sont surprenants dans leur rapidité et leur importance.
Cette rapidité n'engendre absolument pas plus de rechute que
les autres régimes sous certaines conditions. Les taux de
rechute sont plus bas car la motivation à pratiquer ces
régimes est meilleure, plus soutenue, mieux contrôlée et ce
compte tenu que la perte de poids est importante (7 à 10 % du
poids par mois). Certes, plus l'on se rapproche du poids cible
recherché, et plus l'organisme luttera contre la perte de
poids. L'amaigrissement sera alors plus lent, avec moins de
phénomènes de plateaux.
L'arrêt
d'une diète protéique est toujours progressif par paliers de
200 calories. Pendant la diète un travail d'éducation
commencera avec travail sur l'image corporelle (les
différences de mensurations sont toujours très motivantes car
les différences en cm sont réellement fabuleuses d'une
quinzaine à l'autre). Une réalimentation progressive en
introduisant un, puis deux repas (encore enrichis en protéines
avec un fruit ou un laitage) sera proposée en précisant que la
faim pourra réapparaître, mais la diminution de la taille de
l'estomac, obtenue au fil de la diète, fera que le volume
alimentaire se réduit.
Au bout d'un mois, petit-déjeuner et 17 heures sensiblement
normaux (voire nouveaux pour certains, mais l'habitude de les
prendre lors de la diète est souvent conservée, diminuant la
faim au déjeuner et dîner). La réintroduction progressive des
féculents et d'une alimentation sensiblement normale, mais
toujours prudente, en lipides et glucides seront le garant de
la réussite au long terme sans oublier le plus important:
PERSISTANCE DU SUIVI et de la PRISE EN CHARGE psychologique
sans lesquelles la diète sera vouée à une rechute (malgré tout
pas plus rapide qu'avec les autres régimes).

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Auteur : Dr Marcel Métanomski |